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D. Gigoux-Martin, Féroces infirmes retour des pays chauds

Extraits du communiqué de presse

Née en 1972, Dephine Gigoux-Martin vit et travaille près de Clermont-Ferrand. L'artiste propose des installations constituées d'éléments de la nature animale ou végétale, et des vidéos à partir de dessins animés (pratique à l'ancienne : l'artiste fait plusieurs dessins d'un animal en mouvement, avant de les monter successivement sur une time line). L'humour et la cruauté s'y côtoient, interrogeant la véracité de nos perceptions et de la compréhension de la nature. 

Dans ses dispositifs, elle met en espace des univers traversés par la littérature et le cinéma, des univers peuplés d'animaux naturalisés qui traversent les murs ou butent contre un obstacle alors qu'ils sont poursuivis comme dans nos cauchemars les plus angoissants. Les plafonds deviennent des fonds marins et les sols recueillent les oiseaux échoués...










Exposition du 5 septembre au 24 octobre 2009. Artelinea - art contemporain au PPCM - Plus Petit Commun Multiple, 51 rue des Tilleuls - 30000 Nîmes. Tél. : +33 (0)4 66 80 23 95 / 06 74 95 45 91. Ouverture du jeudi au samedi de 15h à 19h et sur rendez-vous.


Delphine Gigoux-Martin, J’ai vu des barreaux je m’y suis heurté, encre et fusain. Courtoisie Galerie Métropolis

Texte de Sophie Biass-Fabian, in Fragments du (sur)naturel, Un, Deux... Quatre édition / 2004

"Delphine Gigoux-Martin fait référence à un bestiaire qui est celui du conte de fée ou de la fable. Tous ces animaux ont en commun leur caractère familier et ordinairement inoffensif. Certains sont des figures essentielles pour l'expression des sentiments (mon lapin, mon poussin disent au plus simple l'amour et la tendresse). Il ne faut pas s'arrêter pour autant à ces évidences. Si l'on en restait là, on serait prisonnier d'un niveau qui serait celui du conte ou de la fable, c'est-à-dire des histoires prévisibles et édifiantes. Or, dans les récits que nous présente Delphine Gigoux-Martin, il y a toujours un grain de sable qui vient rendre les choses les plus simples extrêmement complexes, qui vient introduire de l'étrangeté dans la familiarité."

"La préoccupation centrale, dans mon travail d'installation et installation vidéo, revient à produire une tension permanente entre les éléments et leurs cadres ou espaces où ils évoluent. Cette énergie développée propose un langage, qui n'est pas un propos unilinéaire, mais fait de ruptures consentantes, de décalages complexes qui offrent une tension parfois allégée ou teintée d'humour noir. Ces travaux vidéos, d'installations, de dessins animés déclinent des ambivalences, dualités, jonctions ou oppositions, des contraires qui sont les clefs fondamentales de mes recherches artistiques, et nous replacent face aux paradoxes de nos instincts contradictoires."

Delphine Gigoux-Martin

Pour le PPCM, le projet de Delphine, qu'elle a intitulé Féroces infirmes retour des pays chauds, phrase empruntée au texte Une saison en enfer d'Arthur Rimbaud (1873) sera nous espérons comme un nouveau sortilège, un nouveau charme, dont nous serons les victimes consentantes, des corps prenant place au coeur d'installations dont les codes nous sont connus de mémoire humaine éternelle.

Artelinea


Delphine Gigoux-Martin, J’ai vu des barreaux je m’y suis heurté, encre et fusain. Courtoisie Galerie Métropolis

Archives expositions personnelles France

  Delphine Gigoux-Martin, Féroces infirmes retour des pays chauds
  Le PPCM Artelinea, Nîmes
  05.09 - 24.10.2009

Archives expositions personnelles (G)